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Titre NL Marche citoyenne

Visuel Marche 2501

Dimanche 25 janvier 2026, le front commun de l'enseignement (CGSP, CSC, SETCa, SLFP) organise une marche citoyenne pour l’École et l’avenir des jeunes.

Cette marche s’inscrit dans la continuité de la manifestation du 15 décembre 2025, lors de laquelle plus de 7000 travailleurs et travailleuses des secteurs relevant de la Fédération Wallonie-Bruxelles (enseignement, culture, enfance) ont interpellé les politiques de la majorité au pouvoir sur le fait que leurs mesures d’austérité budgétaire condamnent les jeunes à un avenir plus incertain et injuste. Il nous paraît plus que nécessaire de continuer à amplifier ce message en mettant cette fois l'accent sur les menaces qui planent sur l’enseignement de qualité, et les conséquences terribles que sa disparition engendrerait.

Cela est d’autant plus nécessaire que la coalition MR-Engagés martèle qu’elle prend ces mesures en “pensant à l’avenir”, et estime même que les générations futures la remercieront d’avoir eu le “courage” de réagir face au déficit. Elle préfère donc se raconter de belles histoires plutôt que de faire preuve de vrai courage en allant chercher les moyens financiers là où ils existent pour refinancer les secteurs essentiels, sans qui nos sociétés ne pourraient plus fonctionner !

Le 25 janvier, marchons ensemble pour rappeler que l'avenir de la jeunesse n’est pas négociable ! Nous ne laisserons personne saboter le droit de tous les enfants à un enseignement de qualité et à une futur dans une société juste.

DÉPART : Bruxelles - 13h30, Gare du Nord. Rassemblement dès 13h00.

ARRIVÉE : Place Surlet de Chokier

DRESS CODE : Portez des couleurs vives

TRANSPORT : Remboursement de vos billets de train possible. Contactez votre régionale.

Décret sur le harcèlement et les violence sexistes et sexuelles (VSS) :

avis réservé de l’ARES

Ares

L’Académie de recherche et d’enseignement supérieur (ARES) - où la CGSP est membre du Conseil d’administration - a remis un avis « réservé » sur le projet de décret visant à garantir la protection des étudiant·e·s contre toutes les formes de harcèlement, de VSS et de discriminations dans les établissements d’enseignement supérieur. L’organisation a notamment pointé les faiblesses suivantes dans le texte :

  • Financement : l’ARES se montre défavorable au financement des cellules d’écoute et d’accompagnement des pôles académiques sur la base des subsides ou avantages sociaux des établissements. Elle souligne qu’un financement « correct et pérenne » devrait être débloqué pour que ces derniers puissent implémenter les mesures de cet avant-projet de décret
  • Calendrier de mise en œuvre : L’ARES demande un report de l’entrée en vigueur des mesures à 2027-2028 car les établissements ne seront pas en mesure d’établir un plan d’action pour la rentrée 2026-2027
  • Champ d’application : l’ARES souligne que l’enseignement pour adultes n’est pas pris en compte et que le texte actuel ne concerne que les situations entre étudiants.
  • Terminologie : des imprécisions et incohérences sont présentes dans le texte
  • Cohérence globale : les trois piliers essentiels – la prévention, l’accompagnement et la sanction - ne sont pas clairement indiqués.

Pour consulter l’avis complet :  https://www.ares-ac.be/fr/avis-2025-24-avant-projet-de-decret-visant-a-garantir-la-prevention-et-la-protection-des-etudiantes-et-des-etudiants-contre-harcelement-violences-sexistes-et-sexuelles

Écriture inclusive :

un exercice exigeant pour un engagement nécessaire

illustration ecriture inclusive

 

Vous l'avez certainement remarqué, la CGSP Enseignement utilise l’écriture inclusive dans ses communications. Ce choix s’inscrit dans notre engagement pour l’égalité de genres. Cette lutte passe inévitablement par le langage, car notre manière de nous exprimer reflète notre vision du monde.

Ainsi, l'utilisation systématique de la forme masculine à l’écrit contribue à l’invisibilisation des femmes. Les rendre davantage présentes dans nos écrits est donc un enjeu aussi politique que symbolique, d’autant plus qu’une large proportion de la communauté éducative est composée de femmes.

Si notre objectif de visibilisation est clair, dans la pratique, l’utilisation de l’écriture inclusive ne l’est pas autant, car elle ne repose pas sur des règles strictement établies et unanimement partagées. Nous devons souvent composer avec plusieurs formes possibles, parfois concurrentes, et faire des choix. À cela s’ajoute la nécessité de préserver la lisibilité des textes.

Nos pratiques continueront d’évoluer au fil du temps, afin de concilier au mieux inclusivité, lisibilité et logique, tout en gardant à l’esprit que l’écriture inclusive n’est pas une fin en soi, mais un outil au service d’un combat plus large pour l’égalité et la justice sociale.