CADRE ET CONSEILS POUR DES ACTIONS ALTERNATIVES
AVRIL 2026

Contexte :

Depuis l’annonce des mesures d’austérité budgétaire en Fédération Wallonie-Bruxelles en octobre 2025, les ministres du gouvernement Azur utilisent l’argument de la force majeure budgétaire (“la situation budgétaire est telle qu’elle nécessite un effort de chacun”, “pour pouvoir réinvestir, il faut d’abord retrouver la maîtrise de nos déficits” etc..) non seulement pour les justifier, mais aussi couper court à toute tentative discussion. Le fait que toute proposition alternative non-austéritaire soit immédiatement balayée d’un revers de la main démontre tout le mépris de ce gouvernement pour la concertation sociale.

Inquiets pour leurs conditions de travail, de carrière et pour l’avenir de leurs écoles, les membres du personnel enseignant n’ont d’autres choix que de riposter en multipliant les actions (grèves, manifestations, actions symboliques, interpellations, cartes blanches etc...). Dans ce climat de lutte, il est naturel que des formats d’actions alternatives soient envisagés.

Elles peuvent bien entendu être organisées par des groupements spontanés, pourvu qu’elles respectent un certain nombre de considérations :

      1. Toute action doit avoir un but qui sert la cause
  1. Attirer l’attention sur une problématique, une revendication particulière
  2. Argumenter, expliquer la justesse d’une revendication
  3. Démonter des discours de l’adversaire, des croyances
  4. Ne pas décrédibiliser les autres actions

De manière générale, elles doivent viser à influencer l’opinion publique en notre faveur. Il est donc important de réfléchir à la perception qu’aura cette opinion publique (parents, élèves…) de l’action envisagée.

  1. Se protéger en préavisant les actions:

Faire grève est un droit collectif des travailleurs, protégé et reconnu.

Toute action, perturbation ou de grève du zèle, dans le cadre du travail qui ne correspond pas aux devoirs professionnels constitue un manquement susceptible de sanctions disciplinaires. Pour se protéger, il faut annoncer l'action, la motiver et qu'elle soit collective, ce qui permet de la qualifier d'action syndicale. Faire avaliser l’action par vos secrétaires régionaux reste la manière la plus sûre de vous assurer que votre action est « dans les clous ».

Cela reste une zone grise sans protection absolue comme lors d'une grève. L'attitude de la direction locale joue un rôle déterminant.

  1. Rester attentifs aux élèves:

Lorsque vous n’êtes pas en grève, les élèves sont sous votre responsabilité. Si une action est organisée pendant la journée scolaire, il est important d’organiser correctement la surveillance des élèves. Cet élément limite fortement les possibilités dans l’enseignement fondamental.

Veillez à être attentif à votre devoir de neutralité. Evitez de vous mettre en tort en distribuant des documents syndicaux aux élèves ou en ayant des discours trop insistants. La distribution de documents aux parents, de dehors de l’école, ne pose pas de problème.