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LE SEGEC, AU SOMMET DU PARADOXE

En avril dernier, le Segec lançait sa campagne « un élève = un élève » et proposait une pétition dans le but de « faire respecter le principe d’égalité entre tous les élèves ».

Plutôt interpellant, non ? Nous y avions réagi en publiant cet argumentaire.

Pour sa rentrée académique, le Segec remet le couvert en annonçant l’introduction d’un recours devant la Cour Constitutionnelle pour discrimination affirmant que le financement des frais de fonctionnement dans le libre reste deux fois moins élevés que dans l’officiel. La Libre Belgique y consacre d’ailleurs un bout d’article le 23 août. 

On est assurément en droit de s’étonner quand on voit le Segec crier à l’exigence d’égalité pour appuyer ses revendications. On sait en effet combien le Segec s’est toujours opposé à toutes les mesures visant à assurer davantage d’égalité au sein de notre système scolaire, que ce soit en refusant ces mesures ou en faisant tout pour en réduire les effets positifs. Tout cela au nom de la sacro-sainte liberté d’enseignement.

OUI, notre système scolaire est organisé en réseaux et c’est là un produit de l’histoire.

OUI, les réseaux publics, au vu des obligations qui sont les leurs, [voir à ce sujet l’analyse du CAL] bénéficient de subventionnements publics visant à prendre en compte ces obligations. C’est là une des conséquences de l’organisation en réseaux et c’est le Segec qui, rappelons-le, constitue le principal défenseur de cette organisation en réseaux. Quel paradoxe dès lors de se plaindre des conséquences d’une organisation que par ailleurs on défend bec et ongles !

Enfin, le Segec feint, une fois encore, d’ignorer que les financements propres à ses différents pouvoirs organisateurs ne sont pas soumis aux mêmes obligations de transparence et de contrôle que ceux des pouvoirs publics.